Musée : la problématique des conditions de stockage

En France, comme partout dans le monde, les musées ont pour mission perpétuelle de conserver, restaurer et d’enrichir leurs collections d’œuvres d’art. Le plus difficile dans tout ça est la conservation. Les conditions de stockage dans les musées doivent en effet être rigoureusement ajustées afin d’éviter la dégradation des œuvres. Parler des conditions est une chose. Leur mise en œuvre est une autre paire de manches. Vous souhaitez savoir comment les musées font pour préserver l’état de leurs collections ? Faisons le point.

En quoi consiste la conservation préventive de musée ?

Dans un musée, la conservation préventive désigne toutes les actions mises en œuvre afin de préserver l’état des œuvres ou de limiter leur dégradation. À cette fin, le personnel du musée doit quotidiennement surveiller les conditions de stockage de chaque objet. Il s’agit de s’assurer que les conditions de conservation soient parfaitement respectées. La chose la plus importante est sans doute de les maintenir à la bonne température.

Les œuvres d’art, surtout celles qui sont très anciennes, sont en effet très sensibles à la haute température et à l’humidité. De leur côté, les tableaux anciens ne supportent pas l’exposition à la lumière intense et au flash, et pour cause, ceux-ci peuvent causer des dégâts irréversibles. Afin de vérifier que les œuvres d’art sont conservées dans des conditions idéales, le personnel du musée utilise différents appareils de mesure comme vous pouvez le voir sur ce site spécialisé dans les instruments de mesure. Ils sont destinés aux applications simples ou complexes dans de nombreux secteurs et industries.

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Le contrôle de la température et de l’humidité : un point essentiel

La plupart des œuvres d’art sont composées de matériaux fragiles comme le bois, la toile ou encore le papier. Ces matériaux sont hygroscopiques. C’est-à-dire qu’ils ont tendance à absorber l’humidité de l’air et à la retenir. De ce fait, ils ont très sensibles aux changements de température. C’est pourquoi ils doivent être conservés dans des environnements où la température et le niveau d’humidité sont contrôlés et stabilisés.

Pour les œuvres en papier, par exemple, il est recommandé d’installer un système de climatisation dans le milieu où il est conservé. Selon les spécialistes, la température idéale de conservation de ce type d’œuvre est de 18°C, avec une marge de plus ou moins 1°C, ainsi qu’un taux d’humidité de 50% avec une marge de plus ou moins 5% de HR.

C’est pour toutes ces raisons que les établissements de stockage d’œuvres anciennes comme les musées, bien évidemment, mais aussi les bibliothèques, les galeries d’art ou encore les archives doivent s’équiper d’un système performant pour contrôler leur microclimat intérieur. Un tel système doit être capable de maintenir le bâtiment dans des conditions de températures et d’humidité précises. C’est seulement de cette façon que l’on peut préserver l’intégrité des différents patrimoines artistiques.

Heureusement pour les amateurs d’art, il existe, de nos jours, des entreprises spécialisées dans la conception et la fabrication de ce genre de dispositifs. Outre ces différents types de dispositifs, les établissements concernés doivent aussi s’équiper d’appareils leur permettant de vérifier si les conditions de stockage sont bel et bien respectées : capteur d’humidité, capteur de température, etc.

Comment contrôler le niveau d’éclairage dans un musée ?

Comme la température et l’humidité, le niveau d’éclairage est aussi très important dans la conservation d’objets d’art, notamment les œuvres en papier. Il a en effet été établi que les matières picturales sont photosensibles. Des études ont montré que la lumière du soleil a tendance à blanchir les papiers de qualité supérieure, comme elle a la capacité de foncer un papier ligneux de qualité moyenne. D’un autre côté, on sait aussi que les anciens tirages sur papier plastifié et les photographies sur papier salé sont également photosensibles.

Et selon les spécialistes, les dommages causés par la lumière sur les œuvres sur papier sont cumulatifs et irréversibles. Mieux vaut donc prévenir que guérir. C’est pourquoi il est important de contrôler les sources d’éclairage dans les pièces où l’on conserve ce type d’ouvrages. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi contrôler la quantité d’ultraviolet ainsi que la durée d’exposition des œuvres à la lumière.

Pour ce qui est des rayons UV, on peut facilement les contrôler en utilisant des plexiglas anti-UV sur les fenêtres ainsi que les vitrines pour l’encadrement des œuvres. Pour le niveau d’éclairage, la recommandation maximale est de 50 lux pour les œuvres sur papier. Enfin, en ce qui concerne la durée du temps d’exposition, chaque musée prend les dispositions qui s’imposent. Certains choisissent d’établir une rotation des œuvres à exposer. La durée d’exposition varie entre 3 et 6 mois en l’espace de 5 ans pour chaque œuvre.

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