Consultant : le statut à privilégier entre micro-entreprise et SASU ?

consultant quel statut

Vous lancez votre activité de consultant et hésitez entre la micro‑entreprise et la SASCe choix influe sur vos formalités administratives, vos cotisations sociales, votre protection sociale, votre fiscalité et la possibilité de faire évoluer votre affaire. L’objectif de cet article est de donner des repères clairs pour un consultant en phase de lancement, avec des seuils chiffrés, des scénarios types et une checklist opérationnelle.

Comparaison synthétique

Critère Micro‑entreprise SASU
Formalités de création Très simples : déclaration en ligne au CFE, immatriculation rapide Plus lourdes : rédaction de statuts, immatriculation, publication d’annonce
Comptabilité Allégée : livre des recettes, facturation simple Comptable exigée : bilan, compte de résultat, obligations annuelles
Charges sociales Taux proportionnel au CA (micro‑BNC pour prestations intellectuelles) ; cotisations calculées sur le chiffre d’affaires Cotisations sur la rémunération du président (assimilé‑salarié) ; dividendes non assujettis aux mêmes cotisations
Fiscalité Impôt sur le revenu ; option pour prélèvement libératoire possible si conditions remplies Impôt sur les sociétés (IS) par défaut ; possibilité d’opter temporairement pour l’IR dans certains cas
Protection sociale Régime des travailleurs non salariés (TNS) avec couverture moindre Régime assimilé‑salarié : meilleure couverture maladie, retraite plus proche du salarié
Plafond Plafonds de chiffre d’affaires à respecter (prestations : seuils spécifiques) ; bascule si dépassés Pas de plafond : adapté à la croissance et à l’accueil d’investisseurs

Points clés à connaître

La micro‑entreprise est taillée pour la simplicité : déclaration, facturation et calcul des cotisations sont rapides. Elle convient si vous démarrez seul, avec peu de charges et un chiffre d’affaires modeste. En revanche, vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles (loyer bureau, abonnements, amortissements) : l’administration applique un abattement forfaitaire.

La SASU coûte plus cher en gestion (comptable, formalités) mais offre une meilleure protection sociale si vous vous versez une rémunération. Elle permet aussi de séparer rémunération et dividendes, ce qui ouvre des possibilités d’optimisation fiscale et sociale lorsque votre activité devient rentable.

Seuils et scénarios pratiques

Pour orienter le choix, voici des repères chiffrés courants (valeurs indicatives) :

  • Si votre CA annuel est inférieur à 30 000 € pour des prestations intellectuelles, la micro‑entreprise reste la solution la plus simple et la plus économique en temps.
  • Entre 30 000 € et 70 000 €, faites une étude comparative : selon vos charges, votre besoin de protection sociale et votre volonté d’investir, la SASU peut commencer à devenir intéressante.
  • Au‑dessus de 70 000 €, la SASU devient souvent préférable pour optimiser la protection sociale et la rémunération, surtout si vous prévoyez d’embaucher ou d’anticiper une croissance significative.

Avantages et inconvénients résumés

Avantages de la micro‑entreprise : simplicité administrative, comptabilité allégée, trésorerie maîtrisée, tarifs sociaux souvent attractifs pour petits CInconvénients : protection sociale limitée, impossibilité de déduire les charges réelles, plafonds de chiffre d’affaires à surveiller.

Avantages de la SASU : protection sociale de l’assimilé‑salarié, souplesse pour la rémunération et la distribution de dividendes, image commerciale parfois plus professionnelle, pas de plafond de CInconvénients : coûts fixes plus élevés (expert‑comptable, obligations légales), formalités de création et de fonctionnement plus lourdes.

Cas particulier : maintien des allocations chômage et portage salarial

Si vous percevez des allocations chômage, la micro‑entreprise permet souvent de cumuler partiellement revenu et allocations selon des règles précises. Le portage salarial est une alternative intéressante si vous souhaitez garder le statut salarié (donc la couverture sociale) sans créer une structure. Il est plus coûteux mais sécurisant pour tester un marché.

Checklist pour décider

  • Estimez votre CA prévisionnel sur 12 mois.
  • Listez vos charges professionnelles réelles (loyers, abonnements, matériel).
  • Évaluez votre besoin de protection sociale (maladie, retraite, arrêt de travail).
  • Souhaitez‑vous embaucher ou lever des fonds ? Si oui, privilégiez la SASU.
  • Considérez votre temps disponible pour la gestion administrative : préférez la micro si vous voulez minimiser les tâches administratives.
  • Planifiez une consultation avec un expert‑comptable pour simuler les montants nets (rémunération, charges, impôts) sur 2 à 3 ans.

Pour un consultant débutant avec un chiffre d’affaires modeste et qui recherche la simplicité, la micro‑entreprise est souvent le meilleur point de départ. Elle permet de tester l’activité rapidement, de limiter les coûts fixes et de se concentrer sur la prospection et la qualité des missions. En revanche, si vous anticipez une croissance rapide, si vous avez des charges importantes à déduire ou si la protection sociale est un critère déterminant, la SASU mérite une étude approfondie.

Quel que soit votre choix, faites une simulation chiffrée et discutez avec un expert‑comptable avant de vous engager : les chiffres peuvent rapidement faire basculer la décision. Une transition est toujours possible : passer d’une micro‑entreprise à une SASU est une démarche courante lorsque l’activité se structure.

Questions et réponses

Quel statut pour être consultant ?

Le statut d’entrepreneur individuel reste le plus simple pour exercer, on est en nom propre, on a la maîtrise totale de l’activité. Beaucoup choisissent l’EIRL pour limiter la responsabilité et protéger le patrimoine personnel, ce n’est pas compliqué et ça rassure les clients. Autre bonne nouvelle, aucune limite de chiffre d’affaires n’empêche d’utiliser ce statut, contrairement à certaines idées reçues. C’est un bon point de départ pour tester une activité de conseil, se construire une clientèle, apprendre à facturer, puis évoluer vers une structure différente si besoin. On avance pas à pas, on ajuste en fonction.

Est-ce qu’un consultant est salarié ou indépendant ?

Pas de réponse unique, la réalité est plus nuancée. Quand on est président d’une société, le consultant exerce souvent en travailleur assimilé salarié, il est affilié au régime général de la sécurité sociale et bénéficie d’une protection proche du salariat. Sa responsabilité financière est limitée à la hauteur de ses apports, ce qui sécurise. À l’inverse, en entrepreneur individuel ou en autoentrepreneur, l’indépendance est plus nette, la protection sociale différente et la responsabilité peut être plus exposée. Il faut donc choisir selon le niveau de protection, la gestion administrative, et les ambitions de développement. On pèse, on décide, on avance.

Quel est le titre professionnel d’un consultant  ?

Le titre varie selon l’expérience et l’entreprise. En début de carrière, on tombe sur analyste d’affaires, consultant associé ou consultant junior, postes conçus pour 0 à 2 ans d’expérience et pour apprendre le terrain. Ensuite vient le titre consultant, puis manager, chef de projet, chacun mettant l’accent sur la gestion de projet, la relation client et l’expertise sectorielle. Ces intitulés ne sont pas gravés dans le marbre, ils servent surtout à cadrer les missions et les attentes. L’important, c’est la progression, les compétences acquises et la capacité à porter des projets plus complexes. On se forme, on assume davantage progressivement.

Comment se déclarer en tant que consultant ?

Comme souvent, c’est moins compliqué qu’on l’imagine. L’activité de conseil relève des professions libérales, et dépend de formalités simples, parfois signalées à l’INPI selon la nature des prestations. Il suffit de déclarer le début d’activité sur le guichet des entreprises ou sur le portail de l’autoentrepreneur, l’immatriculation est gratuite sur ces pages, oui vraiment. Ensuite, on organise la facturation, la protection sociale et la comptabilité selon le statut choisi. Astuce pratique, préparer un résumé clair de l’offre avant de déclarer, ça évite les allers retours et ça fait plus pro face aux premiers clients. On apprend vite en pratiquant, vraiment.

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